Hier, Gérard (Bob pour les intimes!) nous a apporté un aspirateur robot coréen en panne. La cause: plus de batterie. Pour commencer, il faut savoir que les constructeurs ont mis en œuvre un programme qui détecte le niveau de la batterie. En dessous d’un certain seuil, l’appareil refuse de se recharger. Résultat: il faut changer le pack de batterie. Vous avez dit obsolescence programmée?

Après avoir mesuré la tension et constaté que tous les éléments étaient « à plat » malgré plusieurs heures de charge sur sa base , nous avons décidé de brancher le pack de batterie sur un chargeur externe à l’appareil. Et là, miracle, les batteries qui affichaient une tension presque nulle, se sont remises à charger.

Tout n’est pas gagné. Il faudra effectuer une nouvelle charge, plus longue, vérifier que tous les éléments de la batterie sont fonctionnels, qu’une fois la charge effectuée, l’autonomie de la batterie restera correcte, mais on a démontré qu’une solution était possible, sans avoir à passer forcément par les cases « poubelle » et « porte-monnaie »

Ci-dessous, un article sur le sujet 1)Le Virus Informatique n°29 :

Même neuves, les batteries d’appareils électroniques peuvent atteindre un état de « décharge profonde » si elles ont été stockées trop longtemps sans servir. Surtout quand elles sont de mauvaise qualité… Différentes astuces promettent de les ressusciter, mais cela ne marche pas à tous les coups et ce n’est pas sans danger!

La plupart du temps, un circuit de charge conçu dans les règles refusera de charger une batterie dont la tension est par trop inférieure à sa valeur nominale, voire nulle: il la considèrera comme définitivement « morte ». Le jeu consiste alors à lui appliquer, par des moyens autonomes (alimentation de laboratoire ou montage spécialisé), des tensions et des courants susceptibles de la faire revenir dans un état acceptable par le chargeur d’origine.

Avec les accumulateurs NiCd ou NiMH, on pouvait se permettre d’employer de hautes tensions (quelques centaines de volts) pendant de courtes périodes, et des courants de choc (quelques milliers d’ampères!), généralement avec de bons résultats. En présence de chimies à base de lithium, il faut être bien plus prudent et ne jamais dépasser une tension de 3,6 à 3,7V par élément, avec une limitation de courant (par exemple à 100 mA) en fonction de la capacité. Sinon, le risque d’explosion ou de départ de feu est bien réel.

De plus en plus de batteries sont dotées d’une électronique incorporée, qu’il faut absolument débrancher avant toute intervention « musclée ». Son remontage doit se faire avec de grandes précautions, afin d’écarter tout risque de court-circuit ultérieur. Et en présence d’une batterie constituée de plusieurs éléments couplés en série et/ou en parallèle, chacun d’eux doit être contrôlé séparément et « reconditionné » uniquement s’il en a besoin.

un peu techno, assez bricolo, plutôt vélo, écolo carrément, bohème mais pas bourgeois, curieux de tout je suis.

References   [ + ]

1. Le Virus Informatique n°29

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